Augmentation des allergies : le réchauffement climatique et la pollution en cause

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Depuis une vingtaine d’années, les pathologies allergiques respiratoires ont presque doublé. Un phénomène qui serait induit à la fois par le dérèglement climatique et la pollution atmosphérique.

 

Pour les allergiques, les risques s’étendent dorénavant sur quasiment la totalité de l’année, et ce pour deux raisons. D’une part, « la hausse des températures provoque une floraison plus précoce et un allongement des saisons polliniques pour les espèces qui pollinisent (habituellement) à la fin de l’hiver et au début du printemps, comme le bouleau, le cyprès, le frêne », alerte le site du ministère de l’Environnement (notre-environnement.gouv.fr).

Et d’autre part, la forte concentration de dioxyde de carbone (CO2) dans l’atmosphère dope la production de pollens, indique de son côté la Fédération des associations de surveillance de la qualité de l’air (Atmo France). Ce gaz à effet de serre est principalement émis par l’activité humaine, notamment la combustion de pétrole et de gaz. Ces deux phénomènes augmentent considérablement le risque d’allergies respiratoires, et ce au niveau mondial, précise le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec).

Tous allergiques ?

Plus exposée aux pollens, la population développe davantage d’allergies. Les symptômes sont plus sévères et durent plus longtemps. D’après l’association Asthme et allergies, environ 30 % des Français affirment souffrir de ces pathologies. « Les plus jeunes (moins de 35 ans) sont même 44 % à se déclarer allergiques », estime le Syndicat des allergologues. En effet, on constate par exemple que la prévalence de l’asthme dans la population augmente : elle était de 2 à 3 % il y a 15 ans, contre 5 à 7 % actuellement.

Protéger les allergiques

Les yeux qui pleurent, une démangeaison du nez et de la gorge, une toux sèche, sont autant de réactions immunitaires nommées « rhinites allergiques ». Dès les premiers signes, n’hésitez pas à consulter votre médecin traitant qui vous prescrira un traitement d’appoint et vous orientera, si besoin, vers un allergologue. Ce dernier réalisera des tests cutanés et pourra vous conseiller une désensibilisation si nécessaire.
Vous pouvez en outre utiliser des traitements symptomatiques afin de limiter les manifestations allergiques. Par exemple en vous rinçant régulièrement les yeux avec du sérum physiologique et le nez avec un spray nasal d’eau de mer additionné de manganèse.
Il est également possible de prendre des médicaments antihistaminiques (certains sont vendus sans ordonnance). Pour les symptômes respiratoires plus sévères, votre médecin peut vous prescrire des dérivés de la cortisone.  

Les bons gestes

Pendant les pics de pollinisation, quelques précautions simples sont à prendre :

  • Aérer la maison en fin de journée afin d’éviter que les graminées ne rentrent durant la journée ;
  • avant une promenade à la campagne, se renseigner sur les alertes polliniques du Réseau national de surveillance aérobiologique (RNSA) ;
  • porter des lunettes de soleil en extérieur ;
  • ne pas dormir, si possible, la fenêtre ouverte si le lit est proche de la fenêtre ;
  • se laver souvent les cheveux afin d’éliminer le pollen (de préférence avant d’aller se coucher) ;
  • éviter de rouler en voiture avec la fenêtre ouverte (pensez à faire remplacer votre filtre de climatisation), ou de faire du vélo,
  • ne pas faire sécher le linge à l’extérieur car le pollen a tendance à se fixer sur le tissu.

Pour plus de renseignements, consulter le site de l’Association Asthme et Allergies.

Marilyn PERIOLI, JANV. 2024

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