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Quand la thyroïde se dérègle

C’est une petite glande d’environ 6 centimètres de large et qui pèse au maximum 30 grammes : la thyroïde est pourtant le chef d’orchestre de notre métabolisme. 

thyroide

Constituée de deux lobes, elle a la forme d’un papillon et est située à la base du cou, devant la trachée, juste en dessous de la pomme d’Adam. « Elle régule la température corporelle et le rythme cardiaque, participe au développement du cerveau, à la maturation et à la minéralisation des os, influe sur le transit intestinal, sur le fonctionnement du foie…», énumère le professeur Patrice Rodien, endocrinologue et président de la Société française d’endocrinologie (SFE). « Elle a un effet sur tout l’organisme».
La thyroïde fabrique, à partir de l’iode, deux hormones : la triiodothyronine, ou T3, et la thyroxine ou T4.
La sécrétion de ces hormones est régulée par la thyroid stimulating hormone (TSH), elle-même produite par l’hypophyse, une glande située à la base du cerveau (voir schéma).
Mais parfois, il arrive que cette machine très précise s’enraye.

thyroïde

Des traitements efficaces

Les déséquilibres thyroïdiens sont traités par la prise de médicaments. 
« Chez les patients qui souffrent d’hypothyroïdie, on prescrit une hormone thyroïdienne de synthèse, la lévothyroxine, indique le professeur. Il faut souvent réaliser plusieurs prises de sang, à intervalle régulier, pour trouver le bon dosage ». Ce traitement est généralement pris quotidiennement et à vie. 
Les personnes atteintes d’hyperthyroïdie doivent, quant à elles, prendre un antithyroïdien de synthèse. 
« Dans le cas de la maladie de Basedow, un traitement de six à dix-huit mois peut permettre d’obtenir une rémission », assure Patrice Rodien. « En revanche, s’il y a une récidive, on propose soit un traitement à base d’iode radioactif, qui permet de détruire une partie des cellules de la thyroïde, de sorte que la glande produise moins d’hormones, soit un traitement chirurgical. On enlève alors une partie ou la totalité de la thyroïde sous anesthésie générale. L’ablation totale nécessite toutefois la prise d’un médicament substitutif. »

Une simple prise de sang pour poser le diagnostic

La plupart du temps, les affections thyroïdiennes sont détectées à la suite du signalement des symptômes par le patient lui-même.
Cathy, 43 ans, ressentait des troubles importants : « En plein hiver, j’étais en tee-shirt et j’avais très chaud, alors qu’habituellement je suis plutôt frileuse. J’étais très fatiguée et le moindre effort m’épuisait. J’avais aussi remarqué que mon rythme cardiaque était plus rapide. Lors d’une visite chez mon généraliste, je lui ai décrit mes symptômes et il a tout de suite suspecté un problème de thyroïde ». Le médecin prescrit alors une prise de sang pour mesurer la TSH : un taux élevé est le signe d’une hypothyroïdie, et un taux bas, le marqueur d’une hyperthyroïdie. « Les résultats ont révélé une hyperthyroïdie », poursuit Cathy. « En procédant à une palpation, le médecin a trouvé que j’avais un goitre et a décelé un nodule. Une échographie et une scintigraphie ont confirmé le diagnostic. J’ai ensuite été opérée et le chirurgien a retiré la moitié de ma thyroïde. Finalement, la moitié restante a pris le relais. Je n’ai pas besoin de traitement, mais je reste sous surveillance ».

Levothyrox : un changement de formule compliqué

En avril 2017, une nouvelle formule du médicament Levothyrox, prescrit en cas d’insuffisance de la thyroïde ou d’ablation, a été mis sur le marché par le laboratoire Merck. Les comprimés contiennent la même quantité de lévothyroxine, le principe actif, mais les excipients ont changé. A la demande de l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), le lactose a été remplacé par du mannitol, jugé plus stable.
Si pour la majorité des patients, la transition n’a pas posé de problème, certains se sont plaints d’effets secondaires : maux de ventre, vertiges, fatigue, douleurs musculaires… À la suite de la diffusion d’une pétition signée par près de 200 000 personnes réclamant le retour à l’ancienne formule du médicament, l’ANSM a ouvert un numéro vert*. Il est recommandé à ceux qui constatent des effets secondaires de ne pas arrêter le Levothyrox et de se rendre chez leur médecin. Ce dernier prescrira une prise de sang qui lui permettra, en fonction du déséquilibre, d’ajuster le traitement. Enfin, il est possible de déclarer les effets indésirables directement sur la plateforme Signalement.social-sante.gouv.fr.

 * Le 08 00 97 16 53, appel gratuit, accessible du lundi au vendredi de 9 à 19 heures.

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